Comment j'ai failli être invitée au prochain festival de Cannes
Enfin, j'exagère un peu, un tout petit peu :
Vendredi midi, il fait beau. Pour fêter la fin de la semaine et la présence du soleil, c'est restau avec un collègue. Il fait beau mais pas suffisamment chaud pour déjeuner en terrasse. Nous entrons dans la brasserie et qui aperçois-je juste dans ma ligne de mire : Michel Blanc qui déjeune tout seul tranquille dans son coin.
Aussitôt je me mets à détester mon collègue. Dire que sans lui, j'aurais pu faire un sourire charmeur à Michel et lui demander la permission de m'asseoir à sa table. Nous aurions parlé boulot, il m'aurait raconté les potins du cinéma et je lui aurait expliqué comment on partitionne un disque dur. Je suis sûre que ça l'aurait changé des conversations de midinettes des Béart, Bouquet, Adjani et Cie.
J'imagine la fierté de ma mère, découvrant la photo à la une de Match : "Michel Blanc déjeune avec une belle mystérieuse inconnue dans une brasserie à Paris". Les ventes de Match auraient explosé, du moins dans mon quartier. Et puis peut-être m'aurait-il proposé de l'accompagner à Cannes en Mai prochain. Argh, j'enrage ! J'ai raté la chance de ma vie, et tout ça à cause de mon fichu collègue !
Hein ? Ben non, je ne serais pas allée au restau si mon fichu collègue ne me l'avait pas proposé. Pourquoi ?
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