Nos amis les hommes - 1 -
Dans mon entourage, j'ai un hypocondriaque. Le genre de mec qui a toujours un truc de travers, et forcément grave. Ça va de la crise cardiaque imminente (en cas de douleur au bras), à la tumeur au cerveau ( pour un mal de tête), en passant par le cancer de la gorge (enrouement après un week-end un peu festif). Et en cas de fatigue générale, comme ça nous arrive à tous à la fin de l'hiver, eh bien monsieur est sûr d'avoir un cancer en phase terminale. Évidement quand il se décide à consulter, le médecin a beau lui affirmer que tout va bien, il ne dit jamais "je n'ai rien" mais "il ne m'a rien trouvé", sous-entendu : mon cas est trop compliqué pour la faculté. Inutile de préciser que si jamais quelqu'un d'autre est malade, ce n'est RIEN, comparé à SON problème. Certain jours on compatit en souriant car sa souffrance et son inquiétude sont bien réelles, et d'autres jours ça agace franchement.
Mais avec le temps, on relativise, on s'inquiète juste le jour où il se sent bien.
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