Mea culpa
Il y a des années, j'ai eu une collègue qui se tartinait toute la journée les mains de crème-de-huit-heure-d'Elizabeth-Arden et dont nous nous moquions beaucoup. Plusieurs fois par jour elle nous vantait les mérites de sa crème et le grand jeu était alors d'arriver à lui faire prononcer le plus grand nombre de fois "crème-de-huit-heure-d'Elizabeth-Arden ". Rétrospectivement j'en ai honte, mais on s'amusait beaucoup !
Il faut dire que la brave femme, lorsque le tube arrivait à sa fin, le coupait en deux (dans un souci louable d'économie) pour en extraire jusqu'à la dernière goutte, ce qui nous paraissait à nous autres jeunes insouciantes, du plus grand comique.
Ce week-end, à la veille d'un rendez-vous galant, je me suis aperçue avec horreur que je n'avais plus assez de crème pour donner à ma peau cette douceur de soie dont mes amants raffolent. J'ai donc, je l'avoue piteusement, pris mes ciseaux et coupé le tube comme je l'avais vu si souvent faire à cette chère femme. Eh bien, elle avait raison : j'ai eu assez de crème pour m'oindre de pied en cap et il en reste encore pour 1 ou 2 autres applications !
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